Rouille
Phénomène naturel et irrémédiable, nous offre parfois à voir, des décors fantastiques.
Du bois coloré et imbibé par ses coulures, du fer réduit à un amas loin de sa forme première, des tôles percées, des objets définitivement déformés, marqués.
Ces morceaux choisis par le photographe, extraient du décor ou ils ne sont que des éléments perdus, peuvent par leurs particularités devenir graphiques.
Des couleurs, un toucher, des reliefs, devenant dans l’imaginaire de celui qui les regarde, tout autre chose.
Peut être l’œil découvre t’il une autre fonction ou une autre réalité, et elle détourne notre vision de l’objet et nous fait imaginer et interpréter le résultat.
Ce phénomène chimique sera de toute évidence le plus fort et prouvera par là que tout est éphémère, car la rouille ne dort jamais.












Matière
L’eau salée de la mer, le vent, la pluie qui érode et qui patine le bois immergé pendant les marées sur les épaves abandonnées et laisse avec la peinture des coques, en la faisant cloquer, craquer avec le soleil, des paysages fantastiques.
Le vent et les courants qui laissent dans le sable des rides profondes, et par temps sec des craquelures aux formes géométriques, rehaussées par le soleil rasant.
Tous ces phénomènes qui usent lentement, ces tôles en acier, réputées indestructibles, ces bois choisis pour leur dureté et leur longévité dans le temps, qui sculptent le sable et le granit, rien ne leurs résiste.








